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Choisir son emplacement dans un parc résidentiel de loisirs

Exposition, bruit, surface réelle, risques naturels, prix : ce qu’il faut observer et demander avant de choisir un emplacement de PRL, à l’achat ou en location.

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Dans un parc résidentiel de loisirs, l’hébergement se remplace, l’emplacement reste. Son exposition, son voisinage, sa pente et sa situation face aux risques naturels décident de votre confort tant que vous y séjournez, et pèsent sur la revente. Que vous achetiez votre emplacement dans un parc à cession ou que vous le louiez sous régime hôtelier, voici quoi observer sur place, quels documents demander et quelles idées reçues écarter. Comment l’emplacement entre ensuite dans le prix de revente est expliqué sur estimer sa parcelle en PRL.

Emplacements arborés dans un parc résidentiel de loisirs

Ce qui ne se rattrape pas après la signature

L’exposition, le voisinage immédiat et la nature du terrain ne se corrigent pas : on peut changer de mobil-home, ajouter un auvent ou planter une haie, pas déplacer l’emplacement. En parc à cession, vous achetez la parcelle elle-même. Sous régime hôtelier, vous louez un emplacement précis, et seul votre contrat dit si vous pourrez un jour en changer et à quelles conditions. Dans les deux cas, le choix se fait sur place, plan du parc en main.

Ce qu’il faut observer sur place

Visitez l’emplacement au moins deux fois, à des heures différentes, et si possible une fois en pleine saison.

CritèreCe qu’il faut observer
ExpositionL’orientation de la terrasse à la boussole, le soleil le matin et en fin d’après-midi, les ombres des arbres et des hébergements voisins
BruitLa distance à la piscine, aux jeux, au bar, à l’entrée, aux parkings, au local à déchets et aux équipements techniques
Vis-à-visLes terrasses voisines, un hébergement en surplomb, le passage des allées
TerrainLa pente, un point bas où l’eau stagne, un sol humide ou fait de terre rapportée (remblai)
VégétationLes haies et les arbres, leur entretien, et qui en a la charge
AccèsLa largeur des allées pour le jour où un hébergement devra être livré ou enlevé

Une exposition sud ou sud-ouest prolonge l’usage de la terrasse au printemps et à l’automne ; dans le Midi, elle demande une protection solaire l’été. Le bon choix dépend de vos séjours : un emplacement calme hors saison peut être très animé en août Avec des enfants, à l’inverse, être près de la piscine et des jeux peut devenir un avantage.

La surface : le plan coté plutôt que les idées reçues

Aucun texte n’impose une superficie minimale de 200 m² par parcelle en parc résidentiel de loisirs. Ni les articles R. 111-36 à R. 111-50 du Code de l’urbanisme, ni les articles L. 443-1 à L. 443-3, ni les arrêtés codifiés aux articles A. 111-6 à A. 111-10 n’en fixent. Ce chiffre vient de la grille de classement des parcs exploités sous régime hôtelier, une démarche volontaire.

Le plafond qui s’impose est ailleurs : les règles d’aménagement des parcs limitent l’occupation des hébergements à 20 % de la surface totale de l’emplacement, auvents et terrasses amovibles exclus (article A. 111-9). Cette règle, en vigueur depuis le 1er octobre 2007, encadre l’autorisation d’aménager le parc ; pour un parc plus ancien, son autorisation d’origine et son règlement font foi. Demandez donc :

  • le plan coté de l’emplacement, et en parc à cession le plan de division ou de bornage ;
  • la surface réellement utilisable, une fois retirés un droit de passage au profit d’un voisin (servitude), un talus ou une partie trop pentue ;
  • les distances que le règlement du parc impose entre hébergements et par rapport aux limites ;
  • la surface et les dimensions maximales d’hébergement que le parc accepte sur cet emplacement.

Les risques naturels : vérifiez vous-même

Consultez le site Géorisques à l’adresse du parc : il indique, commune par commune, les risques connus et les plans de prévention des risques. Un plan de prévention approuvé se consulte en mairie, annexé au document d’urbanisme de la commune. En parc à cession, le vendeur de la parcelle doit vous remettre un état des risques lorsque le terrain se trouve dans le périmètre d’un plan de prévention des risques prescrit ou approuvé, dans une zone de sismicité de niveau 2 à 5, dans une zone à potentiel radon significatif, dans une zone exposée au recul du trait de côte ou soumise à une obligation de débroussaillement (Code de l’environnement, articles L. 125-5 et R. 125-23). Il vous est remis dès la première visite, s’il y en a une, puis joint au dossier de diagnostic si le terrain est bâti, ou à la promesse de vente, et à défaut à l’acte de vente. S’il ne vous a pas été remis au plus tard à la signature de la promesse, votre délai de rétractation ne court qu’à partir du lendemain de sa remise ; s’il manque, vous pouvez demander au juge l’annulation de la vente ou une baisse du prix. Ce qu’il faut regarder et demander pendant la visite du parc, au-delà de l’emplacement, est sur visiter un PRL.

Sur place, regardez aussi ce que les documents ne disent pas : un emplacement en contrebas d’une allée ou d’un talus, des traces d’eau, une haie de résineux contre l’hébergement en zone boisée. Demandez au parc s’il a déjà connu une inondation, et comment il prévient ses occupants en cas d’alerte.

La position dans le parc et la revente

À l’intérieur d’un même parc, deux emplacements de même surface ne se vendent pas, ou ne se louent pas, au même prix : une vue dégagée, le bord de l’eau ou l’écart des allées passantes se paient, la proximité d’un local technique ou de l’entrée pèse dans l’autre sens. Pour juger le prix demandé, comparez avec les emplacements vendus ou loués récemment dans le même parc, pas avec ceux d’un autre domaine. Sous régime hôtelier, la valeur de votre mobil-home dépend aussi de la possibilité de le laisser sur place en cas de vente : les conditions d’agrément de l’acheteur sont détaillées dans notre page mobil-home en PRL.

Avant de choisir un emplacement
  1. Deux visites à des heures différentes, dont une en saison si possible.
  2. Le plan coté de l’emplacement et, en parc à cession, le plan de division.
  3. Le règlement du parc : dimensions d’hébergement, distances, végétation, aménagements.
  4. Les risques connus sur Géorisques, et l’état des risques en cas d’achat.
  5. Les prix des emplacements comparables dans le même parc.

Questions fréquentes

Quelle est la surface minimale d’une parcelle en PRL ?

Aucun texte n’en fixe : les 200 m² souvent cités viennent du classement volontaire des parcs sous régime hôtelier. Ce qui compte, c’est que les hébergements n’occupent pas plus de 20 % de l’emplacement, auvents et terrasses amovibles exclus, dans les parcs soumis aux règles d’aménagement en vigueur depuis le 1er octobre 2007 (Code de l’urbanisme, article A. 111-9). Demandez le plan coté pour faire le calcul.

Comment évaluer le bruit d’un emplacement avant de s’engager ?

Repérez sur le plan du parc la piscine, les jeux, le bar, l’entrée, les parkings, le local à déchets et les équipements techniques. Venez ensuite deux fois, dont une en pleine saison, et restez quelques minutes sans parler sur l’emplacement. Demandez aussi les horaires d’ouverture des équipements et du bar dans le règlement intérieur.

Quelle orientation choisir pour la terrasse ?

Le sud ou le sud-ouest, pour profiter de la terrasse au printemps et à l’automne ; dans le Midi, prévoyez alors une protection solaire pour l’été. Comme le voisinage et la nature du terrain, l’orientation ne se corrige pas après l’achat : vérifiez-la à la boussole lors de la visite.

Faut-il vérifier les risques naturels avant d’acheter ?

Oui. Consultez Géorisques à l’adresse du parc et, s’il existe, le plan de prévention des risques en mairie. Si vous achetez la parcelle et qu’elle est située dans une zone concernée, le vendeur doit vous remettre un état des risques (Code de l’environnement, article L. 125-5). Sous régime hôtelier, demandez-le à l’exploitant : la loi impose aussi au bailleur d’informer son locataire.

La position de l’emplacement compte-t-elle à la revente ?

Oui, et souvent davantage que la surface. Pour juger un prix, comparez-le aux emplacements vendus ou loués récemment dans le même parc, jamais à ceux d’un autre domaine. Sous régime hôtelier, la revente dépend aussi de l’accord du parc pour que l’acheteur garde l’emplacement. Le choix de la région pèse autant que celui de l’emplacement : les écarts de prix et de charges sont sur bord de mer ou intérieur des terres.

Vous hésitez entre plusieurs emplacements dans un même parc ?

Comparez-les sur pièces, plan, règlement et risques, avant de vous engager.

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Sources

Autres textes cités sans lien : Code de l’urbanisme, articles R. 111-36 à R. 111-50, L. 443-2, L. 443-3 et A. 111-6 à A. 111-10.

Foire aux questions

Aucun texte n’en fixe : les 200 m² souvent cités viennent du classement volontaire des parcs sous régime hôtelier. Ce qui compte, c’est que les hébergements n’occupent pas plus de 20 % de l’emplacement, auvents et terrasses amovibles exclus, dans les parcs soumis aux règles d’aménagement en vigueur depuis le 1er octobre 2007 (Code de l’urbanisme, article A. 111-9). Demandez le plan coté pour faire le calcul.

Repérez sur le plan du parc la piscine, les jeux, le bar, l’entrée, les parkings, le local à déchets et les équipements techniques. Venez ensuite deux fois, dont une en pleine saison, et restez quelques minutes sans parler sur l’emplacement. Demandez aussi les horaires d’ouverture des équipements et du bar dans le règlement intérieur.

Le sud ou le sud-ouest, pour profiter de la terrasse au printemps et à l’automne ; dans le Midi, prévoyez alors une protection solaire pour l’été. Comme le voisinage et la nature du terrain, l’orientation ne se corrige pas après l’achat : vérifiez-la à la boussole lors de la visite.

Oui. Consultez Géorisques à l’adresse du parc et, s’il existe, le plan de prévention des risques en mairie. Si vous achetez la parcelle et qu’elle est située dans une zone concernée, le vendeur doit vous remettre un état des risques (Code de l’environnement, article L. 125-5). Sous régime hôtelier, demandez-le à l’exploitant : la loi impose aussi au bailleur d’informer son locataire.

Oui, et souvent davantage que la surface. Pour juger un prix, comparez-le aux emplacements vendus ou loués récemment dans le même parc, jamais à ceux d’un autre domaine. Sous régime hôtelier, la revente dépend aussi de l’accord du parc pour que l’acheteur garde l’emplacement.